Colonie de vacances de Plainpalais
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105 ans d'histoire de la colonie

de 1946 à 1961

Un WC et un poste d'eau sont installés en 1946, dans le petit dortoir, pour éviter les sorties nocturnes. Pour les finances, un simple chiffre : La dépense par enfant a augmenté de 281 % entre 1939 et 1946, d'où quelques soucis. Relevé dans le rapport annuel : sic « Nous devons nous élever avec force contre la municipalisation possible de nos colonies ».

L'ancien hangar est transformé en salle de jeux utilisable déjà pour le séjour 1947 et des bancs et des tables meubleront cette salle pour le séjour 1948. Pour la première fois, 2 séances de cinéma sont organisées dans cette salle. Un barème est institué pour la participation financière des parents. La montée des grands se fait en train, et pour la première fois des automobilistes bénévoles montent les plus petits.

Les frais de transport des colons deviennent une charge trop importante et en 1949, un appel est lancé aux commerçants automobilistes et bénévoles, c'est une caravane de voitures qui sillonne les routes pour les Plattets et qui redescend à la fin du séjour.

En 1950, des plans pour la création de WC et de lavabos dans les dortoirs sont à l'étude, suite à une demande des services de prévoyance sociale du canton de Vaud.

La visite des installations par les services vaudois limite dorénavant le nombre des colons à 125, ce n'est pas moins de 50 colons qui devront être refusés pour 1951. Les quatre grands dortoirs comprennent dès cette année des lavabos et des WC. Les douches sont au nombre de 15.

En 1952, un auvent (voir image) est installé devant la cuisine ainsi que des lavabos devant les vestiaires. Pour la première fois, le rapport annuel parle d'une séance de cinéma à l'Apollo, avec le film « Pinocchio » et au profit de la colonie.

Suite à des démarches auprès des autorités vaudoises, le nombre autorisé passe, à partir de 1953, à 141 colons. La répartition des dortoirs fait que seulement 136 colons seront admis.

Pour 1954, peu de gros changements mais l'échange du « Cumulus » de la cuisine victime du gel et l'agrandissement des chambres de moniteurs.

Pour la première fois en 1955, outre les 36 automobilistes bénévoles montant les enfants, le rapport d'activité fait mention de la montée des trousseaux par un camion de la Voirie et l'utilisation de la radio pour le réveil des colons. La séance du début de l'année est organisée au cinéma « Elysée ».

En 1956, grâce au Conseil Administratif, les inscriptions, les visites médicales, le départ et l'arrivée, peuvent enfin se passer à l'école de la Cluse où la colonie a depuis lors son local. Une journée d'inscription est aussi organisée à l'école du Mail. L'installation radio comprend maintenant un haut-parleur par chambre.

Grâce à la bienveillance des autorités de la Ville de Genève et la compréhension des autorités de Bassins, des nouveaux réservoirs d'eau sont construits pour palier au mauvais état du nôtre. Il est inauguré par les autorités des deux communes en août 1957. Une commission des travaux est formée pour s'attaquer à une lourde tâche, la reconstruction, par étapes, de nouveaux bâtiments. (Voir ancien réféctoire)

C'est en 1958 qu'est créée la « Bibliothèque » des Plattets afin d'inciter les enfants à lire plus de textes et moins de bandes dessinées. La commission des travaux a déposé des plans et demandes d'autorisations pour les travaux (voir image) dans le bâtiment de service. Comme l'année est chaude, c'est une vingtaine de fois pendant le séjour, que « l'hydrante » a été utilisée pour rafraîchir les enfants.

Le réfectoire tout neuf (voir image) avec au-dessus, les chambres pour le personnel, une cuisine avec des appareils fonctionnant au gaz propane, l'infirmerie et le dortoir des petits rénové, voilà ce qui attend les responsables du séjour 1959. En effet, la Ville de Genève a financé et réalisé les travaux avec l'aide de notre commission ad hoc . Pour la première fois, le rapport d'activité parle du groupe des anciens colons. Cette année la séance annuelle de cinéma retourne place du Cirque mais le cinéma est devenu « le Paris » et c'est l'apparition d'un poste TV.

Un don de mobilier en chêne et entièrement remis à neuf vient, pour 1960, compléter l'aménagement du nouveau réfectoire.

En 1961, une petite cabine insonorisée pour le téléphone, don de la Maison Tecto est très appréciée. Le groupe des anciens colons prend comme nom « les mordus » et adopte des statuts. La commission des travaux prépare le projet du premier bâtiment des lits.